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Collectif de passionnés de VTT de la région de Saint Etienne


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Mon premier 200

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1 Mon premier 200 le Jeu 18 Aoû - 17:18

Tout a commencé en septembre par une conversation avec Jeff : « Tu connais le Mag 200 ? C’est un trimestriel génial ! ». Octobre 2015, je me procure donc mon 1er numéro. Coup de foudre ! Ce magazine me réconcilie avec la route et me donne des envies de belles échappées et de grandes distances. J’y découvre la Transcontinental Race, l’US Divide et French Divide, la TransAM et la mythique Paris/Brest/Paris. La prochaine édition aura lieu en 2019. Mais avant de se lancer dans cette course légendaire, il faut rouler, rouler et encore rouler. L’occasion m’est donnée de commencer cet été. Nous sommes 6 pour 5 places dans la voiture. Je décide de rejoindre en vélo notre gite aux Chitons, lieu dit des Charens à 16km de Luc-En-Diois en direction de Gap.
Dimanche 3 aout, c’est le jour J. Départ 6h30 à la fraiche. Je traverse le Pilat par Pélussin pour rejoindre la Via-Rhôna puis bifurquer sur les petites routes de la vallée du Rhône. C’est magique. Les routes sont belles, étroites et désertes (merci Via-Michelin).
100 km. Arrêt casse croute à Alixan, capitale des villes circulaires de la Drome où je déguste des brugnons achetés juste avant chez un producteur local. Une merveille ces brugnons.
Et on repart… Arrivé aux portes du Vercors, ça se complique sévère. La route est de plus en plus belle, le paysage magnifique mais bon Dieu, que ça grimpe ! Jean-Guy m’envoie un SMS d’encouragement. Idéal pour rebooster le bonhomme et lui donner des allures de Christopher Froome, sans les coudes et les genoux qui débordent sur les cotés (c’est important le style).
Je suis en manque de brugnons. Heureusement, je retrouve un producteur local dans une fête de village que je dois traverser. Une artisane fabriquant des savons au lait d’ânesse me fait de l’œil. Elle a du repérer l’essaim de mouche qui gravite autour de moi. Et oui, ça transpire dur sur les routes du Vercors. sunny
Ma dose de brugnon reprise, je repars de plus belle. La pente s’inverse et c’est la descente, vertigineuse, à plus de 70 km/h par endroit. Aurais-je atteint les 80 sans la bavette ? Je ne le saurai jamais.
Depuis quelques km, j’ai le feu dans mes chaussures. Comme si on maintenait un briquet allumé sous mes pieds. Je sers les dents bien décidé à ne pas parler affraid . N’y tenant plus, je m’arrête à Gigors, un village perché où le temps semble s’être arrêté dans les années 30.J’y trouve une fontaine et un bassin devant une école où je m’attends à voir sortir des dizaines de gosses en godillots et culottes courtes. J’arrache pompes et chaussettes et y plonge mes pieds. Premier orgasme de la journée ! Je pense un instant à Rika Zaraï et ses bains de siège mais je me retiens.
Je repars les pieds frais pour rejoindre Die. Fin des petites routes magiques. Place à 35 km de lignes droites, vent de face avec un nouvel arrêt obligatoire pour remettre mes orteils au vent (Guillaume : je crois qu’un passage prochain pour des semelles s’impose). Des campings cars, des caravanes, des camions et des voitures me frôlent. Ce n’est pas drôle. Je rêve de prolongateur sur mon guidon. Il parait que c’est efficace quand on est face au vent.
Ma famille m’attend à la terrasse d’un café à Luc-En-Diois, ambiance « arrivée du vainqueur d’étape » king . J’y bois la meilleure Badoit Tranche de ma vie.
Il me reste 16 bornes pour rejoindre le gîte. 12 km de grosse départementale monotone puis 4 km d’envolée par une petite route pour passer de 671 à 969 m d’altitude.
Vous me croirez si vous voudrez, mais se taper 300 m de D+ en 4 km quand on a 217 km dans les jambes, ça pique !
C’est donc à 19h30, au bord de l’apoplexie avec une couleur proche de la pivoine que j’arrive au gîte.
Voilà, mon premier 200 est fait. Je suis heureux. Tellement heureux que je décide de remettre le couvert.
Ça sera les 22 et 23 aout pour rejoindre maman & papa. 435 km entre Marcenod et Champagne/Seine prêt de Fontainebleau.
Je crois bien avoir chopé le virus de la route « autrement » et je ne compte pas me soigner.
Merci au Mag 200 et à Guillaume pour me l’avoir refilé Wink .

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2 Re: Mon premier 200 le Ven 19 Aoû - 11:14

cheers cheers

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